J'ignore par quel bout commencer... La prise de conscience que la vie n'est pas un putain de contes de fées ? Que les mecs sont tous des connards ? Qu'on sera en moyenne plus triste que heureux ? Que passer un examen ce n'est pas si simple ? Ne parlons pas de réussir dans la vie... Que ton corps te fera honte ? Ou bien que t'aimeras des mecs qui te feront souffrir car leurs seules intentions seront de te niquer vite fait mal fait ?
Voilà en quelque sorte les blessures de l'adolescence. Sachant que j'oublie de parler des fêtes. Ces soirées à boire, boire, boire, boire pour supprimer ta timidité et pouvoir enfin aborder LE mec, malheureusement pour toi, cela finira aux chiottes en train de gerber tous tes tripes. Mais aussi fumer, fumer, fumer, des cigarettes... Ou pas. Des soirées qui te rendent bien. Tu te sens heureux mais en fait ça te bouffe. Ah si tes parents savaient. Voilà ce que tu te dis. S'ils savaient ? Et bien tu finirais au couvent ma vieille. Alors mieux vaut garder cela pour toi. Mentir, faire le mur, mentir, ça t'excite. Normal, tu te sens enfin libre, grande, adulte.
J'ai également omis de parler de l'amour. L'amour, quelle belle connerie ! Des tas de larmes versées pour si peu d'épanouissement. Mais bon, même si c'est une belle merde, faut quand même avouer qu'on ne peut pas s'en passer. L'amour est une drogue en effet. Dès que t'y a goûté, t'es mort. Ruiné pour la vie. Sans cesse à le recherche du bon, du beau, du grand, du fort qui t'aimeras plus que lui-même, te dira « Oh ma chérie, que tu es belle ! » quatorze millions de fois par secondes, et t'offrira de belles roses pour ton anniversaire. Le mec qui n'existe pas en gros. Mais tu t'efforces de le chercher, persuadée qu'il existe. Dès que t'en rencontres un qui « pourrait » être celui-ci, tu deviens brusquement aveugle « Oh, j'en suis certaine, c'est l'homme de ma vie ! » MOUHAHAHAH FOUTAISE ! Blague. Pire. 3 jours après ta voisine le suce dans ta baignoire acheté à Ikea. Dommage.